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2022 : en route pour la normalisation ?

Posté par : Christophe Véron 04.01.2022 à 16h30

Les métaux industriels viennent de boucler 2021 sur leur meilleure performance annuelle depuis 2009. L’indice LMEX, qui compile les évolutions des cours londoniens du cuivre, de l’aluminium, du nickel, du zinc, du plomb et de l’étain, affiche ainsi une progression de 32 % sur l’année, après celle de 20 % enregistrée en 2020. « On a eu une année avec une demande soutenue, résume l’analyste Wenyu Yao. La plupart des marchés se sont retrouvés en situation de déficit. Nous pensons que les choses vont prendre la voie de la normalisation en 2022. La croissance de la demande devrait ralentir. » L’experte ajoute toutefois que l’offre devrait rester limitée, ce qui devrait permettre aux cours de se maintenir à des niveaux élevés, sur le court terme au moins.

Le cuivre a bouclé 2021 en hausse de 25% ; il avait gagné 26 % en 2020. L’aluminium termine 2021 en progression de 43 %, sa meilleure performance depuis 2009. Idem pour le nickel avec une hausse de 25 % sur l’année. Avec des progressions respectives de 28 % et 15 %, le zinc et le plomb signent leur meilleure année depuis 2017. Quant à l’étain, champion du complexe, il gagne 92 % sur l’année. C’est le mieux qu’il ait réalisé en au moins deux décennies.

Côté précieux en revanche, l’or a terminé 2021 sur sa moins bonne performance depuis 2015, et sa première baisse (-4 %) en trois ans.

A noter que fin décembre, l'ensemble des métaux industriels ont  « reçu un coup de pouce supplémentaire après que le président américain Joe Biden a déclaré qu'un accord avec l'un des sénateurs américains, Joe Manchin, était possible », a ajouté Daria Efanova. Le locataire de la Maison Blanche avait assuré mardi 21 décembre qu'il trouverait un terrain d'entente avec le sénateur démocrate qui bloque au Congrès l'adoption du vaste plan de réformes porté par le président américain. Les 1.750 milliards de dollars qui lui sont consacrés seront entre autres investis dans des nouvelles infrastructures gourmandes en métaux de base.

 

Des perspectives positives

Aujourd’hui les perspectives pour l’année qui s’ouvre sont positives, sous réserve que l’économie mondiale continue de se remettre, bon an mal an, de la crise sanitaire. Et sous réserve que la Chine reste la locomotive de la consommation mondiale de métaux de base, ce qui pourrait être de moins en moins le cas dans les années à venir.

Le cours de l'aluminium a progressé la semaine précédant Noël, se hissant au plus haut depuis deux mois dans la foulée de la hausse de ses coûts de production et d'une forte demande attendue aux États-Unis. «  L'aluminium, qui est l'un des matériaux les plus énergivores, a ressenti de manière évidente la hausse des cours » du gaz, a expliqué Daria Efanova, analyste de Sucden. La tonne d'aluminium sur le London Metal Exchange (LME) a culminé vendredi 24 décembre à 2.851 dollars la tonne, une première depuis le 26 octobre. Il attaque sa première cotation de l’année ce mardi tout juste au-dessus des 2.800 dollars, soit une hausse de près de 150 dollars par rapport à la mi-décembre.

Le cuivre progresse dans les mêmes proportions sur la période considérée, à 8.500  dollars à la reprise des cotations. Excellente performance également pour le nickel, en hausse de près de 1.000 dollars sur deux semaines, à 20.645 dollars mardi matin. Le zinc s’en tire également très bien, avec une hausse de 200 dollars qui lui permet de franchir à nouveau la barre des 3.500 dollars. Deux métaux s’affichent toutefois en repli sur ces deux dernières semaines. Il s’agit de l’étain, qui accuse une perte de  400 dollars, à 38.450 dollars, et du plomb, en baisse peu significative de 20 dollars, à 2.280 dollars.

 

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