

Argus des Métaux - Le LME pourrait fermer ses portes aux métaux russes
Posté par : Gaëlle Le Huérou
29.09.2022 à 14h30
L’aluminium et le nickel ont bondi en cours de matinée à la perspective que la bourse de Londres ne ferme ses portes aux métaux russes. Le contrat à 3 mois de l’aluminium montre une progression de plus de 8,5% à 2.305 $/t, son niveau le plus élevé depuis le 19 septembre. Le contrat à 3 mois du nickel enregistre, lui, un bond de 6% à 23.115 $/t. Le LME va entamer des discussions sur une possible interdiction du nickel produit par Nornickel et de l’aluminium produit par Rusal. La production de Nornickel représente 7% de la production minière mondiale, estimée à 2,7 millions de tonnes en 2021. La production de Rusal compte, elle, pour 6% de la production mondiale, anticipée à 70 millions de tonnes cette année. Pour l’instant, seules les banques et certaines personnalités russes ont été visées par des sanctions européennes. L’interdiction de la bourse pourrait entraîner des tensions sur les approvisionnements et une hausse des cours dans un contexte d’inflation déjà très pénalisant. « Une interdiction serait sérieusement handicapante pour les pays occidentaux », craint un trader qui pense que « le LME ne peut pas vraiment prendre de décisions unilatérales ».
Les autres métaux ont progressé dans le sillage de l’aluminium et du nickel : le cuivre s’est apprécié de 1,6% à 7.545 $/t, le zinc de 3,2% à 2.945 $/t, l’étain de 0,5% à 20.825 $/t et le plomb de 0,3% à 1.842 $/t.
L’or est lui pénalisé par la remontée du dollar et la perspective des relèvements de taux : il recule de 1% à 1.646 $/t.


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