Retour
cours des métaux

cuivreux inxo alu

Déchets & seconde fusion : réouvertures à pas comptés

Posté par : Christophe Véron 21.04.2020

Le cuivre reste très hésitant. Après une hausse de près de 100 euros fin semaine dernière, il perdait dès lundi l’essentiel de ses gains.

Dans le secteur du recyclage on aimerait se réjouir du prochain déconfinement. Mais l’exercice est difficile en raison de la faiblesse des transactions. Beaucoup de chantiers en France sont encore à l’arrêt ou achètent au compte-gouttes. Côté usines consommatrices il y a également pas mal d’atermoiements. « On est prêt à redémarrer, mais encore faut-il que l’on puisse livrer, et ça, c’est pas toujours gagné », indique un acheteur. « On fait comme on peut, avec les moyens du bord, sans trop savoir de quoi sera fait demain. Quand on voit la gestion de la crise en Allemagne, en comparaison, la France est devenu le pays de la ‘bricole’. C’est désespérant », s’agace un récupérateur. Dans ces conditions, articuler des prix relève de l’exploit. On notera cependant que les décotes restent à peu près stables, voire reculent sur certaines catégories. C’est notamment le cas des grenailles qui semblent de plus en plus demandées, tant en Europe qu’à la grande exportation. Sur la base d’un cours lowest à 4700 euros, compter 4550 euros en moyenne pour du Milberry, 4400 pour de la dépose, 4030/4080 euros pour du cuivre mêlé 96%. Côté laiton, les écarts restent importants sur le mêlé.

 

Alu : l’automobile redémarre

Deux bonnes nouvelles à signaler sur le marché de l’aluminium. D’abord, le cours à Londres s’est (enfin) inscrit en hausse, avec un lowest LME qui a gagné une cinquantaine d’euros la troisième semaine d’avril. La seconde bonne nouvelle est venue d’Allemagne où Volkswagen sera donc le premier constructeur européen à redémarrer ses usines. La nouvelle est d’importance pour les affineurs d’aluminium puisqu’une partie de leur production est destinée au secteur automobile. Y-a-t-il une relation de cause à effet ? Toujours est-il que la cotation du lingot DIN 226 s’est inscrite en légère hausse à 1350/1420 euros (=/+20). Celle de l’AS9U3 de La Tribune des Métaux est restée quasiment inchangée à 1250/1300 euros (=/+10).

Dans le détail, Volkswagen a redémarré le 20 avril son usine de Zwickau en Allemagne et celle de Bratislava en Slovaquie. Les usines du Portugal, d’Espagne et de Russie redémarreront le 27 avril, précise le constructeur. « C’est une excellente nouvelle, car une fois que les constructeurs automobiles auront redémarré, alors la demande en lingots redécollera et les prix suivront sûrement », déclarait en début de semaine un affineur européen. Un optimisme pas vraiment partagé par d’autres opérateurs qui considèrent que le redémarrage de l’industrie automobile va prendre du temps, et que rien ne permet de présager du niveau des ventes dans les prochains mois. Sur le marché des déchets, pas grand-chose de neuf. Certains chantiers entrouvrent leurs portes, mais les apports sont très faibles. Ceux des particuliers sont quasi nuls et ceux des professionnels demeurent limités. Compter 550/600 euros pour du carter ordinaire ou de la casserole. Les alu neufs valent autour des 800 euros.

 

Les inox en forme

500 euros de hausse pour le cours de référence du nickel en l’espace d’une semaine, il y aurait de quoi se réjouir pour les vendeurs de déchets d’inox... n’était le manque d’appétit désormais chronique des préparateurs. La mitraille de 18/8-304 se négocie autour des 950 euros. Celle de 18/8 Mo-316 autour des 1320/1350 euros.

Bonne tenue du zinc qui oscille entre 1450 et 1500 euros départ chantiers pour des camions complets de vieux zinc.

Enfin, quasi-stabilité des batteries qui se maintiennent autour des 535/550 euros. Le vieux plomb, en revanche, cède un peu de terrain, à 1350/1420 euros, franco usines.