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Eramet a creusé ses pertes en 2020 mais reste optimiste

Nickel, manganèse / France

Posté par : Gaëlle Le Huérou 19.02.2021 à 15h20

Paris.– Le groupe français métallurgique Eramet essuie une perte nette de 675 millions d’euros en 2020, après une perte de 184 M€ en 2019. Malgré ce résultat, Eramet reste optimiste et dit avoir fait preuve de résilience dans ce contexte de crise inédit.

 

Les pertes sont en grande partie liées à des dépréciations d’actifs de près de 500 millions au premier semestre (-197 M€ pour Aubert & Duval et –113 M€ pour la mine de lithium en Argentine), alors que l’activité a rebondi au second semestre. L’excédent brut d’exploitation (EBITDA) a dévissé de 37% à 398 M€ en 2020 mais celui du second semestre a plus que doublé à 278 M€ par rapport au premier, à 120 M€.

 

Sur l’année, la baisse du chiffre d’affaires est limitée, de 3% à 3,55 milliards d’euros. Le recul des prix du manganèse (-19%) et la chute d’activité dans le secteur aéronautique pour la filiale d’alliages Aubert & Duval a été compensée par une forte progression des ventes de minerai de manganèse (+37%) et de minerai de nickel à l’export (+55%). Eramet envisage de se défaire d’Aubert & Duval, des discussions ont été entamées en juin 2020 avec des partenaires comme Airbus et Safran.

 

Eramet se félicite des bons résultats côté production : celle de minerai de manganèse a progressé de 22% par rapport à 2019, à 5,8 millions de tonnes. Et elle devrait atteindre 7 Mt en 2021 avec le démarrage d’un nouveau projet au Gabon. La mine de Weda Bay en Indonésie, qui a débuté sa production fin 2019, a généré 3,4 Mt de minerai de nickel, avec pour objectif 6 Mt cette année. En Nouvelle Calédonie, un plan de sauvetage est engagé pour le Société Le Nickel (SLN). L’usine fait l’objet d’une procédure de conciliation auprès du tribunal de commerce de Nouméa.

 

« 2021 débute avec une belle dynamique du secteur des matières premières. (…) La transformation d’Eramet engagée depuis bientôt 4 ans apporte la preuve de sa pertinence : un nouveau modèle économique agile et durable, qui renforce le Groupe pour créer de la valeur et profiter pleinement de l’après-crise », a commenté Christel Boris, pdg du groupe.

 

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