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L’aluminium reste sous surveillance

Posté par : Christophe Véron 19.04.2022 à 15h50

Les cours de l'aluminium ont fait l’objet d’une attention toute particulière ces derniers jours, alors que le métal léger cherchait ses marques. Pour beaucoup d’observateurs, ses atermoiements reflètent la baisse du coût de l'énergie, et l'effritement de la demande venant de Chine, premier consommateur de métaux industriels. L'aluminium « a perdu tous les gains qu'il avait accumulés depuis le début de la guerre en Ukraine le 24 février », souligne Daniel Briesemann, analyste de Commerzbank. Un phénomène qu'il attribue « à la baisse des prix de l'énergie, qui fait que les coûts de production des fonderies ne sont plus aussi élevés », car « l'énergie représente environ 40% du coût total de production de l'aluminium », assure l'analyste. Les cours du pétrole comme ceux du gaz naturel ont en effet largement dévissé de leurs sommets pluriannuels, atteints le 7 mars dernier. Les deux références du brut se négocient toutefois encore au-dessus de la barre symbolique des 100 dollars le baril.

La « multiplication des cas de Covid-19 en Chine (...) suscite des inquiétudes quant à la demande dans le pays qui est de loin le premier consommateur de métaux au monde », ajoute Daniel Briesemann. Le pays impose des confinements très stricts en raison de la résurgence de contaminations, qui pénalise lourdement l'activité économique dans la région de Shanghai. Les baisses de cours ne sont cependant pas « significatives », affirme-t-il, car « les mesures d'endiguement en Chine ne touchent pas seulement la demande, mais aussi l'offre, ce qui signifie que leur impact sur les cours des métaux s'annulent en grande partie ».

Sur une semaine, l’aluminium parvient toutefois à sauver les meubles, en affichant un modeste gain d’une cinquantaine de dollars, au-dessus des 3.300 euros, après deux jours de ‘bank holiday’ pour les fêtes de Pâques.

Du reste, malgré la très bonne tenue du dollar face à l’euro, la Chine vient d’annoncer qu’elle renforcerait son soutien à l’économie réelle. Pékin « va accroître ses aides financières pour soulager les entités du marché en difficultés, assurer des flux sans entrave dans l’économie et promouvoir les exportations », indique une circulaire publiée par la Banque populaire de Chine et l’Administration nationale des changes. Cette annonce a immédiatement profité au cuivre qui s’est inscrit en hausse significative. Sur une semaine, le métal rouge voit ainsi son cours lowest LME progresser de plus de 200 dollars, à 10.450 dollars mardi à la reprise des cotations.

 

Le zinc redécolle

Autre métal en forme : le zinc. En cours d’échanges, le zinc est monté à 4.540 dollars, son meilleur niveau depuis le 8 mars dernier. Dans les entrepôts du LME, les stocks sont tombés le 13 avril à 115.600 tonnes, leur plus bas depuis juin 2020. « Les stocks de zinc dans les magasins du LME ont chuté de plus de moitié au cours de l’année écoulée, indique une note d’ANZ. Cela augmente le risque de voir se produire un short squeeze, comme avec le nickel le mois dernier. » Les prises de bénéfices ne se font toutefois pas attendre et le zinc attaquait cette semaine  un peu au-dessus des 4.450 dollars, affichant ainsi un gain hebdomadaire de plus de 200 dollars.

Bonne résistance du plomb, dont le cours  LME s’inscrit dans  le sillage du zinc, avec un gain d’une cinquantaine de dollars, à 22.450 dollars mardi matin.

L’étain est finalement le seul métal à afficher une perte hebdomadaire. Il cède 400 dollars sur une semaine à 43.200 dollars à la reprise des  cotation ce mardi.

 

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