

aluminium pétrole Moyen-Orient
Les métaux de base dévissent à la crainte de voir l’économie se contracter
Argus des Métaux.
Posté par : Gaëlle Le Huérou
19.03.2026 à 14h19
Le cuivre dévissait ce matin à Londres, où les opérateurs craignent que la flambée des prix de l’énergie ne sape la croissance économique mondiale. Le métal est, en outre, pénalisé par le niveau élevé des stocks du LME. Ainsi, le contrat de référence du cuivre décroche de 2,5 %, à 12 091 $/t. Plus tôt en séance, il est tombé à 12 034 $/t, un creux inédit depuis le 24 décembre 2025. « L’augmentation des cours du pétrole affecte la consommation globale et, in fine, celle de cuivre », explique Carsten Menke, analyste pour Julius Baer, à Zurich. Et d’ajouter : « Les marchés financiers traversent, d’autre part, une période d’aversion au risque. »
Le cours du Brent a atteint son plus haut niveau en plus d’une semaine, en dépassant les 119 dollars le baril, après les attaques d’Israël sur le gisement de gaz de South Pars et la réponse de l’Iran sur des installations énergétiques de la région.
Les magasins de la bourse londonienne renferment, ce jour, 335 425 tonnes de métal rouge, soit leur plus haut niveau depuis août 2019 ; ils enregistrent une progression de 135 % depuis le début de l’année. « Les stocks augmentent depuis plusieurs semaines, ce que le marché semblait avoir mis de côté et ce qu’il semble aujourd’hui réaliser », souligne Carsten Menke, qui anticipe un cours du cuivre à 11 500 $/t d’ici trois mois.
Les autres métaux décrochaient également : -2,3 % pour l’aluminium, -1,5 % pour le zinc, -1,2 % pour le plomb, -2,6 % pour le nickel et enfin -5 % pour l’étain.


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