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Métaux non-ferreux : une fin d’année compliquée

Posté par : Christophe Véron 15.12.2020 à 11h20

L’épidémie de Covid-19 étant redevenue « hors de contrôle » sur leur territoire, plusieurs pays européens (Allemagne et Pays-Bas notamment) ont adopté de nouvelles mesures de restriction à la mobilité. L’Allemagne, notamment, a décrété un confinement partiel à partir de mercredi et jusqu’au 10 janvier, avec la fermeture des commerces ‘non-essentiels’ ainsi que les écoles et les crèches. Avec le retour de l’hiver, l’augmentation des cas de contaminations est revenue sur le devant de la scène en Europe — sur les marchés, elle a éclipsé les bonnes nouvelles en provenance du front industriel chinois, avec une production des usines qui a progressé en novembre pour le huitième mois consécutif (hausse de 7 % en rythme annuel). Parallèlement, Outre-Manche, les négociations sur le brexit sont également compliquées et le marché craint une sortie chaotique du Royaume-Uni de l’Union Européenne

Les métaux industriels avaient pourtant attaqué cette troisième semaine de décembre sur une note globalement positive à Londres, où l’on se réjouissait des perspectives ouvertes par le début des campagnes de vaccination dans plusieurs grandes économies de la planète (Grande-Bretagne, Etats-Unis), et par la mise en place de mesures de relance supplémentaires outre-Atlantique.

Le cours du cuivre « reflète en général la santé de l'économie mondiale et en particulier celle de l'économie chinoise », a rappelé Ole S. Hansen, analyste de Saxo Bank. Il évolue sous la barre des 8.000 dollars la tonne depuis le 20 février 2013. Ces jours derniers il a également profité du cours bas du billet vert puisqu'une baisse de la devise américaine rend le métal rouge moins onéreux pour les acheteurs utilisant d'autres devises. Sur une  semaine, il gagne une centaine de dollars, à 7.765 dollars.

A noter la bonne performance du nickel qui s’est hissé  à 17.780 dollars la tonne, son plus haut depuis le 11 octobre 2019 dès le début de cette semaine. Le métal du diable surfe sur la hausse du prix de l’inox en Chine ainsi que sur le ralentissement de l’activité dans l’usine d’affinage d’Eramet en Nouvelle-Calédonie. Le nickel a grimpé de 13 % depuis le début de l’année à Shanghai, et de 23 % sur le LME. « Le secteur de l’acier inoxydable est le principal consommateur de nickel mais la demande des autres secteurs sera le moteur de la demande à court et moyen termes » estiment les analystes d’ANZ. La demande du secteur des batteries est en forte progression et la demande des secteurs autres que l’acier inoxydable devrait croître de 8 à 10 % en 2020 et 2021, anticipent-ils.

Tassement pour l’aluminium qui perd une quarantaine de dollars, à 2.036 dollars. Baisse aussi pour le plomb qui en perd autant, à 2.015 dollars. Le zinc s’en tire mieux, avec une hausse hebdomadaire de quarante dollars environ, à 2.836 dollars. L’étain progresse pour sa part de plus de 300 dollars, à 19.660 dollars. L’or reste stable, autour des 1.840 dollars l’once.

 

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