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Métaux non-ferreux : vaccins… le marché veut y croire

Posté par : Christophe Véron 17.11.2020 à 11h15

Après l’annonce de Pfizer et BioNTech la semaine dernière, les cours des métaux de base ont profité lundi de l'annonce de Moderna Inc. d’un super vaccin anti-Covid et se sont inscrits  dans le sillage des marchés actions et du pétrole.

Après un début de semaine en fanfare, les métaux ont tôt fait dès mardi matin de recouvrer le sens commun. Monté hier à 7.179 dollars, un sommet de 29 mois, le cuivre a ainsi reflué mardi matin aux alentours de 7.080 dollars, un niveau en retrait d’une petite cinquantaine de dollars par rapport aux derniers officiels.

« La fermeté des indicateurs chinois propulse une nouvelle fois le cuivre vers les sommets et confirme que la reprise de la demande chinoise reste solide » a commenté Wenyu Yao, analyste chez ING. Le complexe a par ailleurs tiré parti de l’annonce du laboratoire Moderna Inc qui a déclaré que son vaccin expérimental montrait une efficacité de 94.5 %. Selon He Tianyi, analyste pour le CRU en Chine, « le cours du métal rouge est cohérent avec ses fondamentaux, ou peut-être un petit peu élevé. Mais globalement, les cours gardent un potentiel haussier grâce au plan quinquennal chinois et à l’apaisement des tensions commerciales sino-américaines ».

Le nickel, qui avait touché fin octobre un plus haut de plus de 11 mois à 16.310 dollars, est retombé à 15.670 dollars sur le LME, son plus bas depuis le 10 novembre dernier.  En parallèle, après avoir enchaîné cinq séances consécutives de hausse, le contrat de référence sur le nickel à Shanghai (échéance février) a lui perdu 3,1 %, à 116.110 yuans (17.679,75 dollars) la tonne. Cette baisse des cours du métal du diable à Londres et à Shanghai s’explique en grande partie par le recul marqué des contrats à terme chinois sur l’acier inoxydable - celui qui fait référence est en effet tombé à un creux de cinq mois, les producteurs chinois d’inox faisant face à une demande en retrait et à une hausse de leurs coûts, notamment celle du prix d’un ingrédient clé, le ferrochrome.

Bien lancé, l'aluminium a même atteint vendredi 13 un nouveau record depuis mars 2019, à 1.943,50 dollars la tonne sur le London Metal Exchange (LME). « Certains acteurs du marché attribuent cette hausse du prix à du déstockage en Chine, qui, selon eux, est le résultat d'une forte demande », a rapporté Daniel Briesemann, analyste de Commerzbank. Selon ce dernier, il faut également y ajouter « les caprices des spéculateurs en raison d'un phénomène de contango », ou report, un phénomène rare de différence de cours entre les contrats proches et plus lointains sur un même produit.

Les métaux gris suivent le mouvement positif du complexe. Le zinc à 2.670 dollars, le plomb à 1.910 dollars et l’étain à 18.750 dollars.

Côté précieux, un temps sous pression, l’or a lui aussi débuté la semaine en hausse, touchant un sommet d’un mois, sur fond d’espoirs de nouvelles mesures de relance économique face à la hausse des cas de coronavirus. Le dollar, en repli, prêtait également appui au métal jaune. D’après Olen Hansen, analyste chez Saxo Bank, « la hausse continue du nombre de cas positifs à la Covid-19, particulièrement aux Etats-Unis, multiplie les chances de mesures de relance supplémentaires ». Le nombre de cas de contaminations a franchi le cap des 11 millions hier outre-Atlantique.

 

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