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cuivre aluminium LME

Omicron sape le moral des marchés

Posté par : Christophe Véron 30.11.2021 à 12h25

Et de  cinq… La nouvelle vague de Covid vient une fois de plus saper le moral des opérateurs de marché qui se prenaient encore récemment à croire en des jours meilleurs. Pour preuve, l’évolution récente du cuivre qui avait atteint en milieu de semaine dernière son meilleur niveau depuis plus d’un mois, à 9.920 dollars la tonne avant de couler en fin de semaine dernière avec les autres métaux cotés sur la place de Londres. Motif : la confirmation d’un variant particulièrement virulent. Baptisé Omicron, il n’a pas tardé à s’affranchir des frontières et à se répandre comme une traînée de poudre, entraînant dans son sillage un nouveau cortège de mesures sanitaires susceptibles d’impacter significativement l’activité économique planétaire. Parallèlement, histoire de plomber un peu plus l’ambiance sur les marchés, les scientifiques ignorent à ce stade si les vaccins actuellement disponibles sont efficaces contre Omicron. Autant dire que la visibilité est passablement réduite et justifie les prises de bénéfices (ou de pertes…) de ces derniers jours.

Dans ces conditions, l’annonce que l’activité manufacturière en Chine a progressé de manière inattendue en novembre, n’a presque pas eu d’impact sur le marché. Il s’agit pourtant de la première hausse depuis août alors que les pressions sur les chaînes d'approvisionnement s’étaient atténuées et que les restrictions électriques ont été assouplies, un soulagement pour un secteur faisant face à la hausse des coûts des matières premières. Le PMI manufacturier s’est établi à 50,1 en novembre (49,2 en octobre). Les analystes attendaient un rebond moins marqué.

Pour ce qui concerne le cuivre, la baisse sur une semaine est significative, avec un recul de près de 200 dollars, qui rapproche son cours lowest LME (LLME) des 9.500 dollars.

Les dernières données du Groupe d'étude international du cuivre (ICSG) publiées lundi avaient soutenu le métal rouge : le marché a connu sur les huit premiers mois de l'année un déficit de 107.000 tonnes, selon l'institution.

« Le principal facteur haussier reste le niveau historiquement bas des stocks », a commenté Neil Welsh, broker chez Britannia Global Markets. « Du côté des facteurs baissiers, nous avons les craintes inflationnistes, la fermeté du dollar et les inquiétudes liées à la pandémie », ajoute-t-il.

 

Belle performance de l’étain

On notera la belle performance de l’étain dont le cours LME a battu un nouveau record à la hausse jeudi 24 novembre: la tonne a passé la barre symbolique des 40.000 dollars la tonne, atteignant 40.680 dollars, une première. Au 31 décembre 2020, la tonne d’étain valait moitié moins. Depuis, le métal gris a subi des prises de bénéfices, le faisant refluer un peu au-dessus des 39.000 dollars. Pour Gaëlle Le Huérou, analyste pour la Tribune des Métaux, « l’étain réagit positivement au fait que l’Indonésie envisage de suspendre dès 2024 ses exportations d’étain de base pour privilégier des exportations de demi-produits en étain ».

Comme indiqué plus haut, les autres métaux ont également été affectés par le variant Omicron et la défiance des opérateurs, dans des proportions toutefois plus ou moins marquées. Ainsi, sur une semaine, le cours lowest de l’aluminium HG cède une bonne soixantaine de dollars, à 2.625 dollars. Le nickel fait du sur-place, autour des 20.000 dollars. De même que le plomb qui fluctue entre 2.250 et 2.300 dollars. Le zinc cède  100 dollars, à 3.230 dollars.

 

L’or retrouve son statut de valeur refuge

Dans ces circonstances, on ne s’étonnera pas que l’or recouvre son rôle de valeur refuge, ce qui lui permet de flirter plus régulièrement avec les 1.800 dollars l’once.

 

Des hausses de primes très marquées, hormis pour le nickel et l’étain

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