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Cuivre : des stocks au plus bas depuis septembre

Panorama des métaux non-ferreux

Posté par : Christophe Véron 20.02.2024 à 12h00

Après une semaine d’absence, la Chine fait son retour et les observateurs cherchent tout signe d’une reprise dans le secteur de la construction. « Le cuivre doit également bénéficier de la transition énergétique. Les investissements dans le renouvelable dynamisent suffisamment la demande pour pallier la baisse du secteur industriel », indique une note d’ANZ Research.

La Banque centrale chinoise a annoncé qu’elle laissait les taux d’intérêt, pour les prêts à moyen terme, inchangés, une décision de nature à peser sur le marché. « Les autorités chinoises demeurent apparemment prudentes dans leur approche », commente Alastair Munro, stratège chez Marex, avant de préciser que les difficultés du secteur immobilier restent un facteur qui préoccupe les acteurs du marché.

Désormais les négociants et analystes vont chercher à évaluer quelle sera la demande chinoise pour les deux mois à venir, une période généralement marquée par une consommation robuste avant la saison estivale, où le secteur de la construction est à son pic d’activité.

D’après les analystes, les échanges à court terme devraient être régis par la devise américaine. Lorsque le dollar est robuste, il rend les matières premières plus onéreuses pour les détenteurs d’autres devises.

A noter qu’aux Etats-Unis, les prix à la consommation et les prix des producteurs américains ont augmenté plus que prévu au mois de janvier. L’inflation se montre tenace, ce qui n’encouragera pas la Fed à baisser les taux d’intérêt rapidement.

Les stocks de cuivre ont chuté mardi de 2.375 tonnes, pour totaliser 125.925 tonnes, soit une érosion de plus de 25% depuis fin décembre et un niveau plus vu depuis septembre 2023.

D’un mardi l’autre le cours lowest du cuivre sur le LME (LLME) gagne un peu plus de 200 dollars et vient ainsi titiller la barre psychologique des 8.400 dollars

 

Le nickel tiraillé

« La production de nickel en dehors de l'Indonésie est en baisse », explique Thu Lan Nguyen, analyste chez Commerzbank. Le géant anglo-australien BHP a notamment déprécié ses activités liées au nickel et annoncé son projet de suspendre la production dans certains sites d'Australie, en réaction à une baisse prolongée des cours du métal.

La valeur du nickel sur le LME a en effet chuté de plus de 45% en 2023, provoquée par une forte hausse des exportations indonésiennes à bas coût. « La production occidentale est sous pression dans un contexte de saturation du marché par l'Indonésie et la Chine », abondent également les courtiers de Marex.

Le marché du nickel, essentiel à la fabrication de l'acier inoxydable et des batteries électriques, indispensables dans la transition énergétique, a été chahuté par une forte hausse des exportations indonésiennes, suite à des investissements chinois massifs dans le secteur.

Le cours du nickel sur le London Metal Exchange s’est légèrement redressé, tiré par l'offre diminuée des pays producteurs en dehors de l'Indonésie. Sur une semaine, son cours LLME gagne un peu plus de 250 dollars et refranchit ainsi la barre des 16.100 dollars.

Les autres métaux évoluent à la marge. C’est le cas de l’aluminium qui voit son cours LLME refluer d’une quarantaine de dollars, à 2.160 dollars, victime du manque de visibilité et de perspectives moroses dans le secteur du bâtiment en raison du maintien probable des taux US. Le zinc se redresse pour sa part d’une trentaine de dollars, à 2.335 dollars, tandis que le plomb en gagne une vingtaine à 2.035 dollars. Enfin, l’étain subit quelques prises de bénéfices et recule de 1.450 dollars à 26.000 dollars.

 

 

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