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Semaine du LME : une remontée « surprenante » pour le nickel

Posté par : Gaëlle Le Huérou 23.10.2020 à 15h00

Dans une présentation évoquant une année « étrange », Edward Meir, analyste pour ED&F Man, a qualifié l’ascension du cours du nickel de « surprenante ».

Le contrat à trois mois du Métal du Diable a repris 40% depuis son creux du 23 mars, mois où l’activité des entreprises avait été fortement perturbée par la pandémie de Covid-19. Jeudi 22 octobre, il a atteint son pic de l’année, à 15.704 $/t.

Si Edward Meir reconnaît que les prévisions établies avant la pandémie ne valent plus rien aujourd’hui, il n’en demeure pas moins haussier pour le métal : « nous n’avons pas été les seuls à voir nos prévisions voler en éclats, c’est la pagaille autour des métaux ». En raison de la crise de Covid-19, l’analyste a été contraint de revoir en baisse de 20% son scenario haussier : d’une prévision de moyenne de 19.800 $/t en 2020, la projection a été abaissée au niveau, bien plus modeste, de 15.800 $/t. Sa prévision de scenario baissier, à 13.700 $/t, a elle aussi été rabotée, à 13.200 $/t, mais la reprise des cours amorcée depuis avril suggère qu’elle serait aujourd’hui plus proche des 15.800 $/t…

Edward Meir attribue le retournement de situation à un seul et unique facteur : la Chine. Les cours du nickel ont commencé à renchérir en avril avec la reprise économique du pays. L’analyste estime que « le rebond observé en Chine a été spectaculaire » et que « le gouvernement a fait ce qu’il fallait, pas tant au niveau des dépenses de relance que des conditions de crédit et de demande de prêts qu’il a assouplies. Les chiffres du commerce sont bons, voire même très bons ». La production industrielle montre une progression de 1,3% sur un an, à 6,9%, au 4ème trimestre, ceci contre une prévision de 5,8% des analystes.

La reprise des cours du nickel est, selon Edward Meir, essentiellement portée par la demande du secteur acier inoxydable, qui a retrouvé ses niveaux de production d’avant-crise. La demande du secteur des batteries de véhicules électriques ne devrait, elle, se matérialiser qu’à compter de 2025 et atteindre un bon rythme en 2035 quand les ventes de voitures électriques dépasseront celles des véhicules thermiques.

 

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