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cours des métaux

cuivre aluminium LME

Métaux de base : à hue et à dia

Posté par : Christophe Véron 09.11.2021 à 15h00

Après avoir évolué en début de semaine en territoire globalement positif, en réaction à plusieurs bonnes nouvelles (forte croissance des exportations chinoises en octobre et adoption aux Etats-Unis d’un plan pour moderniser les infrastructures américaines), les métaux s’empressent de corriger d’éventuels excès d’optimisme, le marché se focalisant de nouveau sur les fragilités du marché immobilier chinois, ainsi que sur les difficultés d’approvisionnement en énergie dans l’Empire du Milieu. « Les métaux de base continuent de faire face à des vents contraires, dans un contexte de dissipation de la crise énergétique et de tassement de la demande, qui pèsent sur les perspectives économiques de la Chine et du reste du monde », a indiqué Wenyu Yao, analyste chez ING.

Parallèlement, les inquiétudes concernant la demande chinoise ont été en partie contrebalancées par les chiffres montrant une forte croissance des exportations du pays, la chute des stocks et l’adoption, par le Congrès américain, d’un plan de 1.200 milliards de dollars pour moderniser les routes, ponts et internet haut débit.

Les exportations chinoises de cuivre se sont révélées supérieures aux attentes en octobre, dopées par le regain de demande en prévision des fêtes de fin d’année, une amélioration sur le front de la crise énergétique et un retour à la normale sur les chaînes d’approvisionnement qui avaient été affectées durant la pandémie.

Par ailleurs, l’évolution des stocks est suivie comme le lait sur le feu. « Seules 126.000 tonnes de cuivre sont en stock dans les entrepôts du London Metal exchange (LME), dont 89.000 tonnes sont destinées à être expédiées », rapporte Daniel Briesemann, de Commerzbank. La quantité de cuivre disponible est par conséquent « historiquement basse », reprend-il. Mais « les inquiétudes concernant la demande chinoise (...) ont pesé sur le marché », nuance M. Hansen. Parmi les derniers signaux en date, l'activité manufacturière en Chine s'est contractée plus que prévu en octobre, selon des données officielles publiées dimanche. Or la Chine engloutit la moitié de la production mondiale de métal rouge. La pression sur le cours du cuivre provenait également de la hausse du dollar, à son plus haut depuis 15 mois face à l'euro.

Sur une semaine, le métal rouge présente un solde positif, avec un gain de 150 dollars, à 9.600 dollars mardi en matinée.

 

L’alu a du plomb dans l’aile

Pour sa part, l’aluminium est tombé à son plus bas niveau depuis plus de 3 mois à Londres, alors que la chute des prix du charbon en Chine a, en grande partie, effacé les craintes de pénurie de métal. La Chine veut en effet contrôler la hausse des prix du charbon, qui menace, entre autres, l’aluminium, dont l’énergie compte pour 40 % du coût de production. Parallèlement les stocks d’aluminium du LME sont actuellement à leur plus bas niveau depuis 2019, à 621.850 tonnes. Par ailleurs, la Russie pourrait lever les taxes sur les exportations d’aluminium, ce qui doperait l’approvisionnement mondial. Cette perspective a causé des liquidations de stocks qui ont fait baisser les cours du marché physique en Europe et aux Etats-Unis. Sur une semaine l’aluminium abandonne 140 dollars, à, 2.550 dollars..

Quant aux autres métaux, le nickel gagne 120 dollars à 19.540 dollars, le zinc en perd 50 à 3.250 dollars. Le plomb reste stable à 2.360 dollars, tandis que l’étain affiche un gain de 700 dollars, à 37.410 dollars.

 

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