Flash infos

38e rapport CyclOpe : « Attendre et espérer »

22/05/24
+

Yves Jégourel et Philippe Chalmin, co-fondateurs du rapport CyclOpe sur les matières premières, ne démordent pas de leur vision pessimiste du précédent rapport,  elle s’est même accentuée. Publié le 14 mai, le 38e rapport - intitulé « Attendre et espérer » (des dernières lignes du roman Le Comte de Monte-Cristo, d’Alexandre Dumas) - pointe entre autres le contexte géopolitique (les guerres en Ukraine et Proche-Orient), les sanctions contre les métaux russes, et les mesures protectionnistes des Etats-Unis à l’encontre de l’acier et de l’aluminium chinois. Le rapport met en exergue la polarisation du monde, où les métaux, et en particulier les minerais, sont devenus des enjeux stratégiques, dans un contexte d’urgence climatique. Yves Jégourel évoque « une recomposition des flux », conséquence des sanctions contre la Russie. Les cours des matières premières sont ainsi voués à une forte volatilité, à l’image du cuivre qui vient de franchir la barre des 11.000 $/t.

 

Cuivre, lithium : l’AIE alerte sur la pénurie de cuivre et de lithium

22/05/24
+

Le raffinage des métaux critiques de la transition énergétique restera concentré entre les mains des mêmes acteurs d’ici à 2035, a prévenu vendredi 17 mai l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Des métaux comme le graphite et les terres rares sont principalement produits en Chine. Dans son deuxième rapport sur les métaux critiques, l’agence met en exergue l’insuffisance d’actions enclenchées pour diversifier les sources d’approvisionnement. Dans le nickel, le cobalt et le cuivre, la concentration s’est même aggravée entre 2020 et 2023. Néanmoins, au vu des projets annoncés, l’industrie devrait être en mesure de répondre à la demande, exception faite pour le cuivre (à hauteur de 70% seulement) et le lithium (à hauteur de 50%), pour lesquels les projets sont insuffisants. 75% des futurs projets sont initiés par les pays qui occupent déjà le haut du pavé, comme l’Indonésie pour le nickel et la Chine pour les autres métaux.

PAZ récompensé par le département américain du Commerce

22/05/24
+

Pan American Zinc (PAZ), vient de se voir décerner par le département américain du Commerce le prix « E » 2024, qui récompense les entreprises ayant contribué de manière significative à l’expansion des exportations américaines. Le négociant en déchets de métaux non ferreux figurait parmi les trente entreprises sélectionnées pour recevoir les prix « E » et « E Star » des mains de la secrétaire du ministère américain du Commerce, Gina Raimondo, lors de la 63e cérémonie de remise des prix. « Le comité reconnaît l'augmentation de plus de 200 % des ventes à l'exportation de Pan American Zinc au cours des quatre dernières années. Les réalisations de Pan American Zinc ont sans aucun doute contribué aux efforts nationaux d'expansion des exportations qui soutiennent l'économie américaine et créent des emplois américains. » Pan American Zinc, filiale américaine de Metal Trading France créée en 2014, tient son nom de ses débuts dans le zinc. Les deux entités sont dirigées par Dan Marjenberg.

L’Etat belge entre au capital d’Umicore

21/05/24
+

L’Etat belge, au travers de la SFPIM (bras financier du pays), a déposé 270 millions d’euros pour entrer au capital de la société Umicore, qu’il considère comme stratégique, pour maintenir l’ancrage local et attirer d’autres investissements. L’Etat va ainsi détenir 5% du spécialiste des métaux pour batteries de véhicules électriques. Umicore envisage de son côté d’investir 1 milliard d’euros dans une usine de recyclage de batteries. Son lieu d’implantation reste à déterminer.

Goldman Sachs voit le cuivre à 12.000 $/t en fin d’année

21/05/24
+

« Nous maintenons la cible de 12.000 $/t d’ici à la fin de l’année pour le cuivre, ce qui signifierait une augmentation de près de 20% par rapport aux cours actuels. S’agissant de l’aluminium, le métal évoluera dans un environnement de nature à favoriser une progression », a indiqué la banque américaine dans une note. Elle voit le métal léger atteindre 2.700 $/t d’ici à 12 mois, et 2.850 $/t en moyenne en 2025.

Cochilco annonce une révision en nette hausse de sa prévision de 2024

21/05/24
+

Au vu des derniers développements, la Commission chilienne du cuivre Cochilco a informé qu’elle allait rehausser ses prévisions de cours du cuivre. Patricia Gamboa, à la tête de la division Etudes de la commission, a indiqué que la révision de la projection allait être significative par rapport à la moyenne établie en janvier dernier, à 3,85 $/lb (8.500 $/t) pour 2024. Lors d’une présentation au congrès, le ministre des Finances Mario Marcel a avancé la moyenne de 4,20 $/lb (9.271 $/t) pour cette année. Ce dernier a pointé le « caractère apparemment plus persistant de la progression du cours du cuivre », non seulement pour cette année, mais aussi pour les suivantes.

Les traders de pétrole arrivent sur le marché des métaux

17/05/24
+

Les groupes de négoce, tels que Mercuria, Vitol ou encore Gunvor, présents sur le segment du pétrole, débarquent sur le marché des métaux industriels. Ces groupes recrutent un peu partout des négociants spécialisés dans les métaux auprès d’institutions et de sociétés expertes. Les courtiers de Trafigura ou de Traxys ont ainsi été approchés. Le but ? Profiter de la manne que constitue le marché des métaux à l’aune de la transition énergétique et ce, d’autant que des pénuries sont prévues. Ceci laisse augurer des hausses significatives des cours et une forte volatilité. Le cuivre, en particulier, devrait représenter une bonne opportunité au regard du fort potentiel de progression des cours.

La part d’aluminium russe décroît dans les magasins du LME

17/05/24
+

La part d’aluminium russe dans les magasins de la bourse de Londres a reculé à 89% en avril. Elle était à 91% en mars. Le mois dernier, la bourse britannique a interdit les livraisons de métaux russes produits à compter du 13 avril en son sein. Les stocks de métal russe ont atteint 116.325 tonnes en avril, contre 311.900 tonnes en mars.

Les Philippines veulent doper leurs capacités de fonderie de nickel

17/05/24
+

Les Philippines prévoient de construire trois usines de traitement du nickel afin de développer leur industrie amont. Ses ressources en nickel, abondantes, sont convoitées par de nombreux pays tels que la Chine, les Etats-Unis, le Canada, l’Australie et la Grande-Bretagne. Mais récemment, c’est l’Europe qui a fait part de son souhait de participer au développement de sa chaîne d’approvisionnement en métaux critiques du pays, pour leur implication dans la transition énergétique. Le pays d’Asie du Sud-Est emboîte le pas de l’Indonésie, qui a protégé ses ressources et posé des conditions (obligation pour les producteurs étrangers d’implanter des fonderies sur l’île et arrêt des exportations de minerais depuis 2020). « Nous voulons faire partie de la chaîne d’approvisionnement et non nous contenter de l’alimenter », a commenté Maria Antonia Yulo-Loyzaga, ministre de l’Environnement. Le pays est actuellement doté de deux fonderies, détenues en partie par Nickel Asia Corp.

Cuivre : Codelco signe un accord pour de l’électricité verte

15/05/24
+

Le Chilien Coldelco a modifié les termes du contrat d’approvisionnement en électricité signé en 2007 avec Engie. Le producteur commencera à utiliser de l’électricité provenant d’énergies renouvelables à compter du 1er janvier 2026. Elles est actuellement tirée du charbon. Et son utilisation atteindra 100% d’ici à 2030. La modification du contrat implique notamment une offre de 1.000 GWh d’électricité par an pour la division Gabriela Mistral et la mine Chuquicamata

Cuivre / France : CEB étudie la possibilité de rouvrir les mines de Chessy

14/05/24
+

La Compagnie d’exploration de la Brévenne (CEB) étudie la possibilité de rouvrir les anciennes mines de Chessy près de Lyon. Cette junior, créée en 2023 et dirigée par Etienne Le Goff, son co-fondateur, avait déposé une demande de permis exclusif de recherche (PER) mi-2023. Le dossier est passé au stade de la consultation publique en avril. La phase de recherche devrait durer 5 ans, au terme de laquelle une demande de concession minière pourrait être effectuée, ce qui prendrait entre 5 à 10 années supplémentaires. Le site de Chessy, bien connu puisque l’exploitation avait débuté à l’époque romaine, renfermerait du cuivre, du zinc, de l’argent et du plomb. Les ressources en cuivre, limitées à la zone connue, pourraient s’élever à  plusieurs centaines de milliers de tonnes.

Freeport pourrait exporter 900.000 tonnes de concentrés au 2è semestre

13/05/24
+

Freeport-McMoRan se prépare à expédier 900.000 tonnes de concentrés de cuivre à partir de sa mine Grasberg, à compter de juin, après des discussions positives avec l’Indonésie en vue de prolonger sa licence d’exportation, ont indiqué des sources proches du dossier. La semaine dernière, un ministre indonésien avait exhorté le gouvernement à autoriser le géant américain à poursuivre l’expédition de ses concentrés à partir de la mine qu’il opère en Indonésie, après l’expiration de sa licence, fin mai. Les exportations de concentrés de cuivre permettraient d’aider les fonderies confrontées à des pénuries. L’Indonésie avait interdit les exportations de matières premières en 2020, pour pousser les groupes miniers à affiner le métal localement. Un système de quotas avait été mis en place pendant la construction des nouvelles fonderies. D’après Freeport, interdire les exportations de la mine Grasberg pourrait faire perdre 2 milliards de dollars de recettes à Jakarta.

Le cuivre en fort excédent en mars

13/05/24
+

Le marché mondial du cuivre a enregistré un excédent significatif en févier, à 226.000 tonnes, ceci comparé à un déficit de 30.000 tonnes en février 2023, selon International Copper Study Group (ICSG). Ce volume ressort à 256.000 tonnes une fois les stocks de douane chinois intégrés, contre un déficit de 25.000 tonnes en janvier. La production de cuivre affiné a totalisé 2,19 millions de tonnes, face à une consommation de 1,96 million de tonnes en février. ICSG anticipe un excédent de 162.000 tonnes cette année et un excédent de 94.000 tonnes en 2025.

Aluminium : l’empreinte carbone à déclarer à compter de mars 2025 ?

13/06/24
+

Le LME a lancé une consultation auprès des producteurs d’aluminium, à qui il pourrait demander, à compter de mars 2025, de déclarer le volume de carbone dégagé des marques qu’il met à disposition des acheteurs. L’initiative répond aux exigences du MACF (Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières) qui impliquera des coûts à l’importation en fonction des volumes de carbone émis. Les producteurs devront déclarer les émissions Scope 1 (relatives à la production du métal) et 2 (relatives à la phase de production de l’électricité par exemple). Ces données devront être actualisées chaque année.

Cuivre : Aurubis dope les capacités de Pirdop

26/04/24
+

Le producteur allemand Aurubis investit 400 millions d’euros, dont 120 millions d’euros alloués à l’expansion de la halle d’électrolyse, dans sa fonderie de Pirdop, en Bulgarie. Les travaux devraient être achevés au second semestre 2025. La fonderie sera alors en mesure de traiter tout le métal produit, sans devoir confier l’étape intermédiaire du processus - la production d’anodes - aux usines belges et allemandes du groupe. La capacité de la fonderie sera doublée, à 340.000 tonnes de produits en cuivre par an, ce qui se traduira par une augmentation de la capacité de production de cathodes du groupe de 110.000 tonnes par an, et réduira d’autant les besoins en importation. « Il s’agit d’un développement positif pour la capacité européenne », a déclaré Roland Harings, pdg d’Aurubis.

Anglo American rejette l’offre de BHP

26/04/24
+

Anglo American a rejeté la deuxième offre de rachat de BHP, formulée il y quelques jours sur le groupe centenaire. Anglo American avait rejeté la première offre de BHP de 39 milliards de dollars et en a fait de même avec la deuxième de 43 milliards de dollars effectuée fin avril, au motif que BHP « continue de sous-évaluer considérablement » l’entreprise. Anglo American a dévoilé, mardi 14 mai, au terme d’une revue stratégie de ses actifs, qu’elle envisage de se défaire de ses divisions Charbon sidérurgique, Nickel, Platine et Diamant. Glencore (890.000 tonnes de cuivre produites en 2023) serait lui aussi intéressé par Anglo American (826.000 tonnes), au même titre que Rio Tinto (620.000 tonnes).

Trimestre difficile pour Boliden

26/04/24
+

Le groupe minier suédois Boliden a vu son bénéfice d’exploitation chuter de moitié au premier trimestre, conséquence de conditions climatiques difficiles, de la baisse des qualités de minerais et de mouvements de grève. Son bénéfice a ainsi chuté de 52% à 1,62 milliard de couronnes suédoises  (148,81 millions de dollars), contre 3,41 milliards au premier trimestre 2023. « Notre production a fait face à des défis plus importants qu’à l’accoutumée », a commenté le pdg du groupe, Mikael Staffas, citant une météo « extrêmement difficile » en janvier, et des grèves en Finlande.

 

Câbles : Prysmian étend sa position outre-Atlantique

25/04/24
+

Le fabricant italien de câbles Prysmian vient de faire l’acquisition d’Ecore Wire pour un montant de 3,9 milliards d’euros. Ecore Wire, implanté à Mckinney au Texas, fabrique des câbles et du fil en cuivre et en aluminium. Il fournit également des solutions de production et de distribution d'énergie. Cette acquisition accroît l’exposition de Prysmian outre-Atlantique, et lui permet d’élargir sa gamme de produits. L’opération devrait être finalisée au second semestre 2024, sous réserve de l'approbation des autorités réglementaires et des actionnaires. Les activités combinées des deux groupes devraient générer un chiffre d’affaires de 17,7 milliards d’euros et un EBITDA de 2,1 milliards d’euros. En 2023, Prysmian avait dégagé un C.A. de 15 milliards d’euros et Ecore Wire de 2,4 milliards d’euros.

Nickel : le marché excédentaire en février

24/04/24
+

Le marché mondial du nickel a enregistré un excédent de 12.100 tonnes en février, contre 14.300 tonnes en février 2023, d’après les chiffres communiqués par le groupe international d’étude du nickel (INSG).

La demande en cuivre va bondir avec le développement des nouvelles technologies [Trafigura]

24/04/24
+

D’après le négociant en matières premières Trafigura, la demande des secteurs des véhicules électriques (VE), des infrastructures électriques, de l’IA et de l’automatisation nécessitera un volume de 10 millions de tonnes de cuivre supplémentaires au cours de la prochaine décennie. Les estimations diffèrent mais le secteur des VE pourrait absorber un tiers de ce volume. Si la demande est vouée à croître de manière significative, l’offre, elle, se tend considérablement dans un marché estimé à 26 millions de tonnes.