Flash infos

Interdiction d’exporter : Freeport et Amman obtiennent un sursis

05/06/24
+

L’Indonésie va délivrer des licences d’exportation de concentrés de cuivre pour les groupes miniers Freeport Indonesia et Amman Mineral International, a indiqué un officiel du ministère du Commerce du pays. Ceci permettra de ne pas perturber les exportations des deux groupes, dont les licences expiraient vendredi 31 mai. « Les nouvelles licences seront effectives au 1er juin », confirme Budi Santoso, le directeur général du ministère du Commerce. Les deux entreprises pourront exporter jusqu’au 31 décembre prochain. L’Indonésie a interdit l’exportation de matières premières brutes en juin 2023, mais Freeport et Amman avaient obtenu une exemption, afin de leur laisser le temps de construire leurs fonderies. Ils avaient ensuite demandé une extension, arguant que les sites ne seraient pas prêts à temps. Les premières cathodes produites par Amman sont attendues au second semestre.

BHP renonce à Anglo American

31/05/24
+

BHP, qui était prêt à mettre 49 milliards de dollars sur la table pour le rachat d’Anglo American, jette finalement l’éponge, en raison notamment des actifs sud-africains. Le conseil d’administration d’Anglo American a décidé de ne pas poursuivre les discussions, estimant que la proposition de BHP était toujours aussi « complexe » et « non attractive ». L’offre de BHP avait déjà été rejetée, mais les discussions étaient restées ouvertes. Le groupe anglo-australien projetait de sortir les actifs moins intéressants, c’est à dire les mines de fer et de platine sud-africaines, pour se concentrer sur ceux du cuivre en Amérique latine. Ainsi, si la prise de contrôle avait abouti, quelque 4,3 milliards de dollars d’actifs auraient pu sortir du pays et affaiblir le rand. Elle aurait, par ailleurs, donné naissance à un groupe responsable de 10% de l’offre minière mondiale en cuivre.

Renault et Geely donnent naissance à Horse

30/05/24
+

Le constructeur français Renault et le Chinois Geely vont allier leurs savoir-faire au sein de la co-entreprise Horse Powertrain, spécialisée dans les motorisations thermiques. 17 sites de production et 5 centres de R&D, implantés partout dans le monde (sauf en France), entrent dans le giron de cette co-entreprise.

Novelis compte lever 945 millions de dollars en bourse

30/05/24
+

Novelis espère lever 945 millions de dollars à l’occasion de son introduction à la bourse de New York, en vendant 45 millions d’actions à un prix compris entre 18 et 21 dollars l’action. Le groupe américain possède des usines de laminage et de recyclage en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. Basé à Atlanta en Géorgie, il a été racheté en 2007 par le producteur d'aluminium et de cuivre Hindalco, une division du conglomérat multinational indien Aditya Birla Group. Morgan Stanley, BofA Securities et Citigroup Global Markets sont les principaux souscripteurs de l'offre.

Terres rares : Solvay relance son usine rochelaise

28/05/24
+

Solvay prévoit d’investir près de 100 millions d’euros dans son usine de terres rares de La Rochelle. Le Belge relance depuis 2022 son activité de séparation de terres rares, utilisées dans les aimants permanents des véhicules électriques. L’activité avait été fortement réduite en 2016, mais la transition énergétique rouvre des voies à l’usine rochelaise. Elle produit encore actuellement de l’oxyde de cérium, utilisé dans les semi-conducteurs et les pots catalytiques. Les installations actuelles seront agrandies et modernisées pour fournir dès 2025 les premières terres rares séparées présentes dans un concentré minier. L’ambition de Solvay : répondre à 20% de la demande européenne.

L’échéance de dépôt des offres repoussée à fin mai pour Impériales Wheels

28/05/24
+

Initialement fixée au 17 mai, la date limite de dépôt des offres de reprise du dernier fabricant français de jantes en aluminium Impériales Wheels est reportée au 30 mai. L’usine, basée à Diors (Indre), est en redressement judiciaire depuis le 22 février. Pour l’heure, deux à trois repreneurs potentiels s’intéressent à l’usine, mais aucune offre n’a été déposée. Prochain point d’étape du tribunal de Commerce sur la situation financière de l’usine qui accuse une dette de près de 40 millions d’euros : le 20 juin.

Citi : le cuivre va consolider sa position au cours des 3 à 6 prochains mois.

24/05/24
+

« Notre scenario de base est dorénavant celui d’une consolidation des cours du cuivre durant les 3 à 6 prochains mois, avec pour cible les 10.500 $/t. Nous maintenons la cible des 12.000 $/t d’ici 12 à 18 mois, voire celle des 15.000 $/t, en cas de scenario de bulle haussière », a indiqué la banque d’affaires dans une note.

First Quantum mise sur le Pérou

24/05/24
+

Le producteur minier First Quantum Minerals, qui a perdu l’année dernière les droits d’exploitation de la mine de cuivre Cobre Panama, dans le pays du même nom, à la suite de protestations des autochtones, projette dorénavant d’accroître la production de ses mines au Pérou. Le groupe, qui est l’un des trois premiers producteurs de cuivre au monde, possède les droits de la mine Granja, d’une valeur de 2,5 milliards de dollars, ainsi que ceux de la mine Haquira, d’une valeur de 1,86 milliard de dollars. « Nous devons accélérer l’expansion de ces projets », a déclaré le pdg du groupe canadien Steven Lewis. La mine Granja, dans laquelle Rio Tinto détient une part minoritaire, a une durée de vie de 40 ans et une capacité de 500.000 tonnes par an. Elle possède l’un des gisements de cuivre non exploités les plus grands au monde, selon Steven Lewis. La mine Haquira, entièrement détenue par First Quantum, est au stade de l’étude de faisabilité. Elle pourrait, à pleine capacité, avoir une capacité de 200.000 tonnes par an. La mine Cobre Panama représentait 40% de la production du groupe.

European Aluminium demande à l’UE d’interdire les importations de lingots d'aluminium

22/05/24
+

European Aluminium a, dans un long communiqué, demandé à l’Union européenne d’étendre les sanctions sur l’aluminium russe, arguant que le Vieux Continent pouvait aisément s’en dispenser. « Il est de plus en plus difficile de justifier l’exclusion des lingots d’aluminium du train des sanctions européennes visant la Russie, a estimé Paul Voss, dg de l’association européenne, représentant les acteurs de l’industrie. Nous pouvons, et nous devrions vivre sans. »

38e rapport CyclOpe : « Attendre et espérer »

22/05/24
+

Yves Jégourel et Philippe Chalmin, co-fondateurs du rapport CyclOpe sur les matières premières, ne démordent pas de leur vision pessimiste du précédent rapport,  elle s’est même accentuée. Publié le 14 mai, le 38e rapport - intitulé « Attendre et espérer » (des dernières lignes du roman Le Comte de Monte-Cristo, d’Alexandre Dumas) - pointe entre autres le contexte géopolitique (les guerres en Ukraine et Proche-Orient), les sanctions contre les métaux russes, et les mesures protectionnistes des Etats-Unis à l’encontre de l’acier et de l’aluminium chinois. Le rapport met en exergue la polarisation du monde, où les métaux, et en particulier les minerais, sont devenus des enjeux stratégiques, dans un contexte d’urgence climatique. Yves Jégourel évoque « une recomposition des flux », conséquence des sanctions contre la Russie. Les cours des matières premières sont ainsi voués à une forte volatilité, à l’image du cuivre qui vient de franchir la barre des 11.000 $/t.

 

Cuivre, lithium : l’AIE alerte sur la pénurie de cuivre et de lithium

22/05/24
+

Le raffinage des métaux critiques de la transition énergétique restera concentré entre les mains des mêmes acteurs d’ici à 2035, a prévenu vendredi 17 mai l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Des métaux comme le graphite et les terres rares sont principalement produits en Chine. Dans son deuxième rapport sur les métaux critiques, l’agence met en exergue l’insuffisance d’actions enclenchées pour diversifier les sources d’approvisionnement. Dans le nickel, le cobalt et le cuivre, la concentration s’est même aggravée entre 2020 et 2023. Néanmoins, au vu des projets annoncés, l’industrie devrait être en mesure de répondre à la demande, exception faite pour le cuivre (à hauteur de 70% seulement) et le lithium (à hauteur de 50%), pour lesquels les projets sont insuffisants. 75% des futurs projets sont initiés par les pays qui occupent déjà le haut du pavé, comme l’Indonésie pour le nickel et la Chine pour les autres métaux.

PAZ récompensé par le département américain du Commerce

22/05/24
+

Pan American Zinc (PAZ), vient de se voir décerner par le département américain du Commerce le prix « E » 2024, qui récompense les entreprises ayant contribué de manière significative à l’expansion des exportations américaines. Le négociant en déchets de métaux non ferreux figurait parmi les trente entreprises sélectionnées pour recevoir les prix « E » et « E Star » des mains de la secrétaire du ministère américain du Commerce, Gina Raimondo, lors de la 63e cérémonie de remise des prix. « Le comité reconnaît l'augmentation de plus de 200 % des ventes à l'exportation de Pan American Zinc au cours des quatre dernières années. Les réalisations de Pan American Zinc ont sans aucun doute contribué aux efforts nationaux d'expansion des exportations qui soutiennent l'économie américaine et créent des emplois américains. » Pan American Zinc, filiale américaine de Metal Trading France créée en 2014, tient son nom de ses débuts dans le zinc. Les deux entités sont dirigées par Dan Marjenberg.

L’Etat belge entre au capital d’Umicore

21/05/24
+

L’Etat belge, au travers de la SFPIM (bras financier du pays), a déposé 270 millions d’euros pour entrer au capital de la société Umicore, qu’il considère comme stratégique, pour maintenir l’ancrage local et attirer d’autres investissements. L’Etat va ainsi détenir 5% du spécialiste des métaux pour batteries de véhicules électriques. Umicore envisage de son côté d’investir 1 milliard d’euros dans une usine de recyclage de batteries. Son lieu d’implantation reste à déterminer.

Goldman Sachs voit le cuivre à 12.000 $/t en fin d’année

21/05/24
+

« Nous maintenons la cible de 12.000 $/t d’ici à la fin de l’année pour le cuivre, ce qui signifierait une augmentation de près de 20% par rapport aux cours actuels. S’agissant de l’aluminium, le métal évoluera dans un environnement de nature à favoriser une progression », a indiqué la banque américaine dans une note. Elle voit le métal léger atteindre 2.700 $/t d’ici à 12 mois, et 2.850 $/t en moyenne en 2025.

Cochilco annonce une révision en nette hausse de sa prévision de 2024

21/05/24
+

Au vu des derniers développements, la Commission chilienne du cuivre Cochilco a informé qu’elle allait rehausser ses prévisions de cours du cuivre. Patricia Gamboa, à la tête de la division Etudes de la commission, a indiqué que la révision de la projection allait être significative par rapport à la moyenne établie en janvier dernier, à 3,85 $/lb (8.500 $/t) pour 2024. Lors d’une présentation au congrès, le ministre des Finances Mario Marcel a avancé la moyenne de 4,20 $/lb (9.271 $/t) pour cette année. Ce dernier a pointé le « caractère apparemment plus persistant de la progression du cours du cuivre », non seulement pour cette année, mais aussi pour les suivantes.

Les traders de pétrole arrivent sur le marché des métaux

17/05/24
+

Les groupes de négoce, tels que Mercuria, Vitol ou encore Gunvor, présents sur le segment du pétrole, débarquent sur le marché des métaux industriels. Ces groupes recrutent un peu partout des négociants spécialisés dans les métaux auprès d’institutions et de sociétés expertes. Les courtiers de Trafigura ou de Traxys ont ainsi été approchés. Le but ? Profiter de la manne que constitue le marché des métaux à l’aune de la transition énergétique et ce, d’autant que des pénuries sont prévues. Ceci laisse augurer des hausses significatives des cours et une forte volatilité. Le cuivre, en particulier, devrait représenter une bonne opportunité au regard du fort potentiel de progression des cours.

La part d’aluminium russe décroît dans les magasins du LME

17/05/24
+

La part d’aluminium russe dans les magasins de la bourse de Londres a reculé à 89% en avril. Elle était à 91% en mars. Le mois dernier, la bourse britannique a interdit les livraisons de métaux russes produits à compter du 13 avril en son sein. Les stocks de métal russe ont atteint 116.325 tonnes en avril, contre 311.900 tonnes en mars.

Les Philippines veulent doper leurs capacités de fonderie de nickel

17/05/24
+

Les Philippines prévoient de construire trois usines de traitement du nickel afin de développer leur industrie amont. Ses ressources en nickel, abondantes, sont convoitées par de nombreux pays tels que la Chine, les Etats-Unis, le Canada, l’Australie et la Grande-Bretagne. Mais récemment, c’est l’Europe qui a fait part de son souhait de participer au développement de sa chaîne d’approvisionnement en métaux critiques du pays, pour leur implication dans la transition énergétique. Le pays d’Asie du Sud-Est emboîte le pas de l’Indonésie, qui a protégé ses ressources et posé des conditions (obligation pour les producteurs étrangers d’implanter des fonderies sur l’île et arrêt des exportations de minerais depuis 2020). « Nous voulons faire partie de la chaîne d’approvisionnement et non nous contenter de l’alimenter », a commenté Maria Antonia Yulo-Loyzaga, ministre de l’Environnement. Le pays est actuellement doté de deux fonderies, détenues en partie par Nickel Asia Corp.

Cuivre : Codelco signe un accord pour de l’électricité verte

15/05/24
+

Le Chilien Coldelco a modifié les termes du contrat d’approvisionnement en électricité signé en 2007 avec Engie. Le producteur commencera à utiliser de l’électricité provenant d’énergies renouvelables à compter du 1er janvier 2026. Elles est actuellement tirée du charbon. Et son utilisation atteindra 100% d’ici à 2030. La modification du contrat implique notamment une offre de 1.000 GWh d’électricité par an pour la division Gabriela Mistral et la mine Chuquicamata

Cuivre / France : CEB étudie la possibilité de rouvrir les mines de Chessy

14/05/24
+

La Compagnie d’exploration de la Brévenne (CEB) étudie la possibilité de rouvrir les anciennes mines de Chessy près de Lyon. Cette junior, créée en 2023 et dirigée par Etienne Le Goff, son co-fondateur, avait déposé une demande de permis exclusif de recherche (PER) mi-2023. Le dossier est passé au stade de la consultation publique en avril. La phase de recherche devrait durer 5 ans, au terme de laquelle une demande de concession minière pourrait être effectuée, ce qui prendrait entre 5 à 10 années supplémentaires. Le site de Chessy, bien connu puisque l’exploitation avait débuté à l’époque romaine, renfermerait du cuivre, du zinc, de l’argent et du plomb. Les ressources en cuivre, limitées à la zone connue, pourraient s’élever à  plusieurs centaines de milliers de tonnes.