La Société Le Nickel (SLN) craint pour sa survie. Eramet a prévenu que sa filiale risquait la liquidation dans les semaines à venir si les blocages et sabotages devaient perdurer. Depuis le 2 décembre dernier, les centres miniers et la raffinerie de Nouméa sont en effet la cible de blocages et de dégradations, dans le cadre des actions de terrain menées par les opposants à la reprise d’une autre usine, celle du groupe brésilien Vale, par un consortium incluant le négociant en matières premières suisse, Trafigura. « La SLN est en danger », a indiqué Eramet dans un communiqué. Guillaume Verschaeve, directeur général de la SLN, a mis en garde contre un possible déclenchement « d’une procédure de sauvegarde dans les 15 jours », dans la prolongation du mandat ad-hoc, mis en œuvre début septembre. Il a par ailleurs regretté la situation, qui intervient alors que le plan de sauvetage de la SLN, lancé en 2019, commence à porter ses fruits, dans un contexte de cours du nickel très bien orientés.